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Systèmes techniques – Relais et sauvetage

Relais​

Un relais en sangle jaune sur un bloc, réuni sur un mousqueton à vis

Un relais bien confectionné pour une moulinette peut résister à l’application de grandes forces; est efficace; requiert un minimum d’équipement; est positionné de manière à éviter que la corde s’érafle contre la bordure du rocher ou en se déplaçant contre des matériaux détachés. Lorsque le relais est utilisé pour assurer par le haut, il convient d’être positionné de façon à faciliter l’assurage et un sauvetage éventuel.

Évaluer les chevilles de protection fixe

Pour s’assurer de l’intégrité des chevilles de protection fixe (aussi appelé spit, gollot, goujon, ou pitons à expansion), il est important de considérer ces critères : la taille de la cheville; l’âge et la qualité de la cheville; la qualité de la roche dans laquelle la cheville est placé; la qualité de son positionnement, et toute multiplication de force qui pourrait être exercée sur la cheville lorsque celle-ci est chargée.

Critères pour un relais​

Il est possible d’évaluer la qualité générale de la construction du relais, en s’assurant que celui-ci se conforme à tous les critères suivants.

Intégrité​

L’intégrité du relais correspond à la force globale des matériaux, des points d’ancrage utilisés et la configuration du relais. Lorsque possible, tous les éléments de la configuration du relais devraient avoir une force minimale de 22 KN. Pour les relais construits grâce à des objets naturels tels les arbres ou les blocs de rocher où la fiabilité des ancrages est inconnue, il est essentiel de faire preuve de prudence afin de s’assurer que les points d’ancrage pourront bel et bien, résister à la charge prévue.

Doubler​

Le terme doubler signifie qu’il y a redondance, (c.-à-d. des dispositifs de sécurité supplémentaires) dans la configuration du relais. Pour ce faire, il devrait y avoir au moins deux points d’ancrage, et le point principal du relais doit être composé d’au moins deux brins de matériel d’ancrage. À moins de surveiller le relais de façon continue et direct, il reste que le lien entre la corde d’escalade et le relais est crucial et doit être complété avec deux mousquetons à vis inversés et opposés.

Triangulation ou égalisation (équilibrée)​

La triangulation (ou égalisation) fait référence à la charge également répartie sur chaque point d’ancrage. Pour ce faire, on doit s’assurer que le point d’attache principal divise en deux parties égales l’angle crée par chaque branche des points d’ancrage.

Une égalisation parfaite n’est pas atteignable

En raison des variables multiples qui affectent la distribution de la charge sur le relais, il est pratiquement impossible d’avoir une triangulation ou égalisation parfaite. Cependant, l’encadrant de la sortie d’escalade de roche en moulinette devrait faire en sorte que chaque point d’ancrage distribue une charge éventuelle de façon la plus égale que possible, reconnaissant qu’une égalisation parfaite ne peut pas être possible.

Angle​

Afin de minimiser la multiplication des charges appliquée sur les points d’ancrage, l’angle entre les branches du relais devrait se situer entre 20 et 60 degrés lorsque possible et ne devrait jamais excéder 90 degrés.

Un relais à deux points avec un angle étroit, chaque point d’ancrage supportant 50 % de la charge (© Petzl)

Un relais à deux points à 60 degrés, chaque point d’ancrage supportant 58 % de la charge (© Petzl)

Un relais à deux points à 120 degrés, chaque point d’ancrage supportant 100 % de la charge et marqué d’un symbole d’avertissement (© Petzl)

Restreindre toute extension​

Il est important de restreindre toute extension potentielle du relais au cas où un ancrage céderait. Pour un relais monodirectionnel, cela peut être réalisé en créant un point d’assurage principal. Pour un relais multidirectionnel, il faut restreindre l’extension grâce à l’utilisation de nœuds.

Roches tranchantes (en bordure de paroi)​

Il faut éliminer tout contact entre le relais et les roches tranchantes (par exemple en bordure de la paroi). Pour ce faire, il faut s’assurer qu’aucun des éléments mobiles du relais ne repose ou ne frotte sur ou contre une roche tranchante.

Configurations du relais​

Le relais peut être confectionné de deux façons. Le relais monodirectionnel est configuré de manière à prendre la charge dans une seule direction tandis que le relais multidirectionnel est configuré de façon à s’ajuster en fonction d’un déplacement d’une charge. Si le relais est destiné à la moulinette, s’il est gros ou s’il est configuré à partir d’éléments naturels tels que des arbres et des blocs de roche, il doit être monodirectionnel. Lorsque pratique, les petits relais connectés à des boulons peuvent être configurés de manière multidirectionnelle.

Relais monodirectionnels​

Un relais monodirectionnel confectionné sur deux chevilles avec une cordelette et un nœud au point principal

Les relais monodirectionnels sont confectionnés à partir de matériel pour ancrage ayant un potentiel de force important tel qu’une corde statique, des sangles ou une sangle tubulaire de 25 millimètres de diamètre que l’on connecte à deux points d’ancrage indépendants. Les matériaux doivent être alignés avec le sens anticipé de la charge en créant un point d’assurage du relais à partir d’un nœud en huit de plein poing. La corde statique et la sangle tubulaire de 25 mllimètres de diamètre devraient être repliées sur elles-mêmes avant de nouer un nœud en huit de plein poing afin de créer une redondance du point d’ancrage principal. Si c’est le cas, il faut également passer la boucle fermée du nœud au-dessus du point d’assurage principal pour la capturer.

Pour un point d’ancrage monodirectionnel construit sur des chevilles, les matériaux de confection du relais peuvent être attachés aux plaquettes avec des mousquetons sans mécanismes de verrouillage. Pour la confection d’un grand relais monodirectionnel à partir d’arbres ou de béquets rocheux, les matériaux utilisés peuvent être attachés directement à un point d’ancrage, ou le point d’ancrage peut être lié initialement et les matériaux du relais connectés par la suite à la ou aux sangles par des mousquetons sans mécanisme de verrouillage. Si le(s) mousqueton(s) sans mécanisme(s) de verrouillage reliant les matériaux du relais aux points d’ancrage sont en contact avec le rocher, il faut utiliser un ou des mousquetons à vis.

Relais multidirectionnels​

Lorsque le relais est configuré à partir de cheville, une configuration multidirectionnelle peut être utilisée. Pour confectionner un relais multidirectionnel, une sangle commerciale peut être attachée aux plaquettes avec des mousquetons sans mécanismes de verrouillage, et un simple tortillon peut être placé sur un brin d’une des sangles pour créer une boucle. Deux mousquetons à vis (inversés et opposés) sont placés dans la boucle et l’autre brin de la sangle pour créer le point principal du relais. Pour créer de la redondance et limiter l’extension du relais, il est nécessaire de nouer un nœud simple (demi-nœud) sur chacun des branches du point d’ancrage de manière à éviter de restreindre la capacité du relais à s’ajuster lui-même.

Une sangle commerciale mousquetonnée à deux plaquettes, un simple tortillon sur un brin créant la boucle du point principal (© Petzl)

Le même relais avec deux mousquetons à vis dans la boucle tortillée et un demi-nœud sur chaque branche pour limiter l’extension (© Petzl)

Extensions du relais​

Une extension de relais en sangle orange franchissant la bordure d’une dalle jusqu’à un nouveau point principal

Losqu’il n’est pas pratique ou possible de créer de façon sécuritaire, à l’endroit voulu, un point d’assurage principal sur un relais monodirectionnel, une extension du relais permet de créer un point d’assurage principal qui peut être allongé. Toutes extensions du relais doivent respecter les mêmes critères de qualité que le relais d’origine. La plupart du temps, ces extensions sont complétées par un nœud de panier avec une sangle commerciale, ou avec une sangle tubulaire d’un diamètre de 25 millimètres, ou encore avec une section de corde statique passée dans le point principal du relais d’origine. Il faut ensuite confectionner un nouveau point d’assurage principal dans l’extension.

Se vacher au relais​

Pour éviter de chuter, l’encadrant de la sortie d’escalade de roche en moulinette doit se vacher au relais lorsqu’il assure depuis le haut, lorsqu’il construit le relais depuis une position où le potentiel d’une chute est important ou lorsqu’il défait le relais en vue de descendre en rappel. Pour y arriver on peut utiliser la corde d’escalade si on assure depuis le haut, ou utiliser une sangle ou encore utiliser une longe dynamique lors de la configuration du relais ou la préparation d’un rappel.

Se vacher avec la corde d’escalade​

Un grimpeur vaché à un relais à deux points par un nœud de Cabestan sur un mousqueton à vis (© Petzl)

Se vacher au relais avec la corde d’escalade permet à l’encadrant de la sortie d’escalade de roche en moulinette d’ajuster de manière efficace la longueur de sa longe. Cela est désirable dans des situations où des techniques d’assurage par le haut sont appliquées, puisque cela permet à l’encadrant de se positionner afin d’avoir un contact visuel avec le grimpeur. Pour se vacher au relais en utilisant une corde d’escalade, l’encadrant doit être attaché à la corde d’escalade par un nœud en huit et ensuite la corde d’escalade doit être reliée au relais par un nœud de Cabestan sur un mousqueton à vis.

Se vacher avec une sangle​

Lorsqu’on passe la corde à travers les plaquettes dans le but de faire un rappel, on peut se vacher au relais en utilisant une sangle. Pour ce faire, la sangle doit être nouée à l’anneau central d’assurage du baudrier de l’encadrant par un noeud en tête d’alouette, et reliée au relais avec un mousqueton à vis.

Trois positions pour se vacher avec une sangle, la troisième barrée comme incorrecte (© Petzl)

Gardez la sangle en tension

En raison des propriétés élastiques du matériel de sangle, lorsque vacher au relais, il est important de garder la sangle en tension. Même une faible chute sur une sangle peut créer une force d’impact importante pouvant causer des blessures. Dans des situations où il y a un risque de chuter sur sa longe ou sa queue de vache, il est préférable d’utiliser une longe ou vache dynamique produite commercialement ou encore un Purcell Prussik en tant que vache ajustable.

Passer la corde à travers des ancrages du relais​

Un grimpeur vaché au relais, passant la corde à travers les ancrages permanents

Lorsqu’on passe la corde à travers les ancrages permanents du relais, afin de descendre ou d’effectuer une descente en rappel, il est nécessaire de faire une série de transfert de la charge. Le premier transfère de charge est du système d’assurage au relais et en utilisant une vache pour relier le grimpeur au relais en utilisant un mousqueton à vis. Une fois sécurisé au relais, le grimpeur peut passer la corde d’escalade à travers les ancrages permanents tout en s’assurant que la corde est toujours connectée à lui-même afin d’éviter qu’elle tombe (c.-à-d. de l’échapper). Après avoir passé la corde à travers les ancrages permanents, le grimpeur peut se ré-encorder (à la corde d’escalade) ou se préparer une descente en rappel. Un examen minutieux du système doit être effectué. Finalement, le grimpeur peut transférer son poids sur le système d’assurage ou sur le système de rappel et compléter la descente.

Dégaines directionnelles​

L’utilisation de dégaines directionnelles dans un contexte d’escalade de roche en moulinette est souvent négligée. Cependant, des dégaines directionnelles, étant bien placées sur des voies d’escalade de roche en moulinette, peuvent accroitre la sécurité et améliorer les chances de succès des participants. Dans les cas où la voie d’escalade de roche en moulinette est fixée grâce à des chevilles de protection fixes, des dégaines directionnelles peuvent être utilisées pour :

  • Garder la corde alignée avec la voie d’escalade si le relais n’est pas directement au-dessus de la ligne d’ascension;
  • Garder la moulinette ou le grimpeur loin de rochers délités;
  • Créer un point d’aide pour assister le grimpeur à passer une section difficile de la voie d’escalade (passage clé);
  • Créer deux lignes d’escalades distinctes depuis un seul relais en moulinette;
  • Créer un point de succès alternatif ou fin d’une voie d’escalade lorsqu’il est préférable pour le grimpeur de ne pas grimper jusqu’au relais;
  • Prévenir un balancement de pendule ou une chute sur des voies ayant une traversée ou un dévers.

Sauvetage improvisé​

Grâce à une gestion assidue du risque et une évaluation soignée des compétences des participants, la nécessité d’un sauvetage peut souvent être évitée ou prévenue. Cela étant dit, les interactions avec un milieu naturel occasionnant des facteurs qui échappent à son contrôle peuvent causer des accidents. En escalade de roche en moulinette, un sauvetage improvisé peut être relativement simple si le participant blessé est assuré depuis le bas, ou peut être relativement complexe s’il est assuré depuis le haut.

Sauvetage de base depuis le bas​

Si le participant est blessé étant assuré depuis le bas sur une voie d’escalade de roche en moulinette, le sauvetage est relativement simple. En supposant qu’il n’y ait pas de danger supplémentaire sur le terrain, on peut le descendre immédiatement et lui administrer les premiers soins.

Sauvetage complexe depuis le haut​

Un secours porté à un participant blessé depuis le haut est un processus complexe qui requiert des connaissances approfondies et un entraînement continu pour être effectué de façon efficace. Dans le possible, il est préférable d’éviter les situations où un participant devrait être secouru depuis le haut. Si un sauvetage depuis le haut est nécessaire, l’encadrant de la sortie d’escalade de roche en moulinette devra effectuer certaines ou toutes les étapes suivantes, selon la gravité des blessures :

  • Faire un nœud italien (demi-cabestan);
  • Descendre en rappel sur une corde fixe jusqu’au participant et administrer les premiers soins;
  • Improviser un harnais de torse;
  • Faire l’ascension de la corde fixe;
  • Créer un système de mouflage pour le remonter.
Les sites à accès par le haut exigent d’être préparé

La nature de certains sites d’escalade de roche en moulinette fait en sorte qu’il est nécessaire en fin de journée d’accéder au relais et d’assurer par le haut. Si ces sites sont utilisés pour une sortie d’escalade, il est important que l’encadrant en soit conscient gère le risque de chute potentiel que l’accès au site par le haut représente. Il doit être suffisamment prêt à effectuer un sauvetage complexe depuis le haut dans le cas d’une urgence.

Verrouiller un nœud italien (demi-cabestan)​

Avant d’entreprendre un sauvetage depuis le haut, faire un nœud italien dans la corde pour sécuriser le participant blessé et permettre à l’encadrant d’entamer les autres procédures de sauvetage. Il est toujours préférable de pouvoir régler et desserrer un nœud même lorsque sous tension. La méthode indiquée pour sécuriser le nœud italien est de nouer un demi-nœud autour de la corde sous tension avec la corde d’arrêt (nœud de mule). Il faut ensuite attacher la queue du nœud coulant en nouant une boucle autour des deux charges et nouer les brins de corde en demi-nœud (nœud simple).

Sept étapes du verrouillage d’un nœud italien, du nœud chargé au demi-nœud coulant jusqu’au verrouillage final assuré par un demi-nœud (© Petzl)

Harnais de torse improvisé​

Un harnais de torse improvisé à partir d’une sangle commerciale, un simple tortillon croisant le dos (© Petzl)

Lorsque la personne blessée ne peut maintenir une position assise dans son baudrier en raison de blessures ou de son niveau de conscience, un harnais de torse pourrait être improvisé pour éviter qu’il se retrouve la tête en bas. Un harnais de torse peut être improvisé en utilisant un anneau de sangle de 120 centimètres dans lequel on fait un tortillon. Par la suite, on pourra passer les bras du blessé à travers chacune des boucles, en s’assurant que le tortillon croisé est au dos. Pour garder le participant en position assise verticalement, le devant du harnais de torse improvisé peut être attaché à la corde d’escalade à laquelle le blessé est encordé, en utilisant un prussik court.

Ascension de la corde​

Un grimpeur remontant une corde fixe sur prussiks au pied d’une falaise

S’il est jugé nécessaire d’installer une corde fixe pour descendre jusqu’au participant blessé afin d’administrer les premiers soins avant d’entreprendre d’autres mesures de sauvetage, l’encadrant de la sortie d’escalade de roche en moulinette devra remonter la corde fixe jusqu’au point d’assurage au haut de la paroi.

Pour faire l’ascension d’une corde fixe, le matériel nécessaire comprend deux cordes de sept millimètres de diamètre d’une longueur de cinq mètres. La marche à suivre consiste à créer deux prussiks de trois tours autour de la corde fixe et de positionner le prussik du haut à la hauteur approximative du poignet lorsque le bras est levé au-dessus de la tête. Le deuxième prussik doit être placé directement en dessous du premier prussik et attaché aux points d’encordement du baudrier par un demi-nœud. Un demi-nœud devrait être créé avec les bouts du deuxième prussik a dix centimètres en dessous du prussik en plus d’être environ 15 centimètres sous la hauteur du pied lorsque la jambe est pliée. La queue de la sangle, utilisée pour prolonger l’appareil d’assurage durant le rappel sur la corde fixe, devrait être connectée avec un mousqueton à vis à la petite boucle située sous le deuxième prussik. Le poids de l’encadrant peut alors être transféré depuis l’appareil d’assurage aux prussiks permettant à celui-ci d’enlever l’appareil d’assurage et de faire l’ascension de la corde fixe.

Un grimpeur remontant une corde fixe, la cordelette du prussik inférieur nouée en tête d’alouette autour d’un pied en guise d’étrier (© Petzl)

Étrier improvisé

Il est possible d’improviser un étrier en faisant un nœud en tête d’alouette sur la corde du deuxième prussik autour du pied.

Sécuriser une corde non chargée

En faisant l’ascension d’une corde n’ayant pas de charge, faire un nœud en huit plein poing par sécurité, et ce, sur la corde fixe à environ trois mètres d’intervalle.

Systèmes de mouflage​

Une poulie-bloqueur chargée d’une corde orange, reliée à une sangle verte

Lorsque toutes les autres options ont été épuisées, et il est jugé nécessaire de hisser le participant blessé au sommet de la paroi, un système de mouflage 3:1 peut être utilisé. Pour procéder au mouflage, l’encadrant de la sortie d’escalade de roche en moulinette aura besoin de matériel spécialisé supplémentaire sous la forme d’une poulie bloqueur, telle la « micro traxion ». L’un des processus pour confectionner un système de mouflage est le suivant :

  1. Créer un prussik de trois tours autour de la la corde, qui soutient le participant blessé, avec une section de cinq mètres de cordelette d’un diamètre de sept millimètres.
  2. Nouer un demi-nœud immédiatement derrière le prussik avec les brins de corde pour créer une boucle fermée.
  3. Reliez les extrémités de la cordelette grâce à un nœud de pêcheur double afin de créer une boucle fermée qui peut alors être reliée au relais avec un mousqueton à vis.
  4. Faire un nœud italien (demi-cabestan) dans le brin de corde, côté freinage, installer une poulie-bloqueur derrière celui-ci et la connecter au relais avec un mousqueton à vis.
  5. Fixer le prussik aussi bas que possible sur la corde chargée.
  6. Desserrer le nœud italien et laisser le prussik prendre la charge du participant blessé.
  7. Défaire le nœud italien et éliminer le mou entre le prussik chargé et la poulie bloqueur en tirant sur la corde par la poulie.
  8. Placer un mousqueton dans la petite boucle fermée derrière le prussik et rediriger la corde d’escalade côté freinage au travers ce mousqueton.
  9. Tirer fermement sur la corde côté freinage pour s’assurer que la corde se déplace en douceur dans la poulie-bloqueur pour effectuer la remontée.
  10. Lorsque le prussik atteint la poulie, réinitialiser le système en repositionnant le prussik aussi bas que possible sur la corde d’escalade chargée.
Minimiser le frottement

Minimiser le frottement dans un système de mouflage peut grandement améliorer son efficacité. S’il y a une roche tranchante entre le relais et la victime, recouvrir la roche d’un sac à dos ou tout autre matériel pour l’arrondir afin de rendre la tâche moins laborieuse.

Des bras supplémentaires aident, mais attention à la résistance

L’aide de participants additionnels pour compléter la composante physique du mouflage peut rendre la tâche moins difficile pour l’encadrant de la sortie d’escalade de roche en moulinette. Cependant, si une forte résistance est rencontrée en complétant la remontée, il est important de confirmer que le participant blessé n’est pas coincé sous un surplomb ou toute autre obstruction.

Un groupe progressant sur une dalle de granite peu inclinée en approche d’un site d’escalade